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Conférence IA : Un cadre pour l’intelligence artificielle en gestation

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Intelligence artificielle

IA – La tenue de l’AI Summit a été l’occasion pour les acteurs de l’industrie artificielle d’échanger et de collaborer en vue d’élaborer un guide. L’objectif est de renforcer la position de Maurice, en tant que chef de file dans le domaine du développement de l’intelligence artificielle et de l’innovation.

 

IA – Au niveau mondial, l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les agendas politiques et économiques est devenue une priorité incontournable. Elle englobe non seulement les gouvernements, mais aussi des organisations internationales telles que les Nations unies et l’United Nations Educational, Scientific and Cultural Organisation. Cette évolution positionne l’IA comme un pivot stratégique pour le développement économique et social de nombreux pays.

 

Dans ce contexte, Maurice ne saurait rester à l’écart de cette tendance et doit sérieusement envisager son intégration dans la planification de son avenir économique. Qui plus est, une analyse approfondie de cette technologie révèle l’absence d’un modèle standard, chaque nation développant son propre cadre conceptuel pour l’IA. À titre d’exemple, la Chine, l’Union européenne et les États-Unis ont tous lancé des initiatives juridiques pour exploiter le pouvoir de l’IA et atténuer les problèmes qu’elle pose. Cette diversité souligne la nécessité pour chaque pays de s’adapter afin de tirer profit des opportunités qu’offre l’IA à son économie.

 

Dans cette optique, le Mauritius Emerging Technologies Council (METC), qui tombe sous l’égide du ministère de la Technologie, de la Communication et de l’Innovation, a tenu son premier sommet consacré à l’IA. Ce sommet a réuni les différentes perspectives des acteurs nationaux et internationaux impliqués dans le domaine de l’IA, offrant ainsi une plateforme pour des débats constructifs. Dans le cadre de cet événement, une exposition et une journée de l’industrie ont également eu lieu au Swami Vivekananda International Convention Centre.

 

«L’objectif ultime de ces initiatives est de définir un cadre directeur pour l’intégration de l’IA dans l’économie mauricienne. Ce processus nécessite une collaboration étroite entre les différents acteurs de l’écosystème national afin de garantir une mise en œuvre efficace et bénéfique pour tous les secteurs de l’économie», indique Vrigesh Futta, Executive Director du METC. Il ajoute que des partenariats sont déjà en place entre les Émirats arabes unis et Maurice. Ces collaborations sont axées sur l’échange d’informations et de meilleures pratiques afin de favoriser l’avancement de l’intelligence artificielle. Ce sommet a vu la participation d’Omar Al Olama, ministre d’État pour l’Intelligence artificielle, l’économie numérique et le Bureau des applications de travail à distance aux Émirats Arabes Unis.

 

Lors de son allocution, il a fait remarquer que Maurice dispose des ressources nécessaires pour exploiter pleinement les capacités de l’intelligence artificielle. De nombreuses entreprises peuvent tirer parti des outils d’IA pour optimiser leurs opérations. Il est impératif qu’elles évaluent comment l’intelligence artificielle peut améliorer leur efficacité opérationnelle et l’intègrent à leurs stratégies commerciales. «Notre objectif est d’identifier des moyens d’accroître la productivité des fonctionnaires. Des discussions sont en cours pour intégrer des outils d’IA aux tableaux de bord. Le gouvernement dispose d’une grande quantité de données, et il est essentiel de les catégoriser efficacement afin de faciliter la prise de décisions rapides et éclairées», a recommandé Vrigesh Futta.

 

Malgré la disponibilité de plus de 150 e-services à Maurice, fait-il entendre, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour promouvoir l’adoption de l’IA. Le gouvernement doit mettre l’accent sur la promotion de ses services pour favoriser une adoption plus large. Parallèlement, les services eux-mêmes continuent de s’améliorer pour répondre aux besoins changeants des citoyens.

 

Participant à l’événement, Peter Sondergaard, fondateur & Executive Advisor de Sondergaard Group, a soutenu que la direction choisie en matière de supervision réglementaire et de mise en œuvre responsable de l’IA exercera une influence significative sur le développement du cadre de l’IA. Il souligne qu’à Maurice, le gouvernement joue un rôle crucial dans l’élaboration de ce cadre en mettant l’accent sur les mesures réglementaires, en encourageant les entreprises émergentes et en favorisant l’intégration de l’IA au sein des entreprises établies. Divers intervenants contribuent à la formulation et à l’exécution de ce cadre. Cela inclut les experts juridiques, les organismes de régulation et les représentants du ministère des Finances, chargés de soutenir à la fois les start-up et les grandes entreprises dans l’adoption des technologies de l’IA. La collaboration entre ces différentes parties est essentielle pour faciliter l’échange de connaissances et accélérer l’adoption collective de solutions d’IA dans le paysage commercial.

 

IA : APPUYER LES START-UP TECHNOLOGIQUES

 

Par ailleurs, Peter Sondergaard estime que Maurice dispose d’une infrastructure technologique solide, notamment en matière de haut débit et de déploiement de la 5G. Pour lui,, le pays a créé un environnement propice au secteur des services financiers, posant ainsi des bases solides pour une croissance future. Cependant, pour propulser Maurice au premier plan sur le marché de l’investissement technologique, il est impératif de développer un cadre réglementaire qui encourage la prise de risques, notamment dans des secteurs émergents tels que la technologie propre. Au cœur de cette entreprise, fait-il ressortir, se trouve la création d’un environnement qui stimule l’investissement dans les start-up, en tirant parti de l’écosystème entrepreneurial existant à Maurice.

 

«Malgré la présence d’un écosystème de start-up florissant, de nombreuses jeunes entreprises rencontrent des défis dans leur expansion et la commercialisation de leurs offres. Souvent, les PME possèdent des compétences tech- niques, telles que la programmation ou l’ingénierie, mais manquent d’expertise en vente et en stratégie de croissance», indique Peter Sondergaard. Pour combler cette lacune, il est conseillé à des entités telles que le METC de fournir un soutien sur mesure, en particulier dans les domaines des ventes et du marketing, pour aider les start- up à naviguer dans les défis de la croissance. De plus, les start-up font face à des coûts généraux élevés, notamment les loyers de bureau et les services cloud, ce qui peut entraver leurs efforts d’expansion. En privilégiant les solutions peu complexes, les start-up peuvent progressivement acquérir une expertise dans l’implémentation de l’IA, améliorant ainsi leur compétitivité et leur pertinence sur le marché.

 

 

IA – Développer un partenariat entre les entreprises fintech et les banques

 

 

Lors de son intervention, le Managing Director et CEO de l’entreprise Kiya.ai, Rajesh Mirjankar, a mis en lumière des discussions au sein du secteur bancaire et financier concernant l’intégration de l’IA générative et du métavers pour l’engagement client. Anticipée positivement, cette intégration est sur le point de remodeler les interactions bancaires. Bien qu’il ait été question de simplifier les réglementations pour protéger les consommateurs et aborder les préoccupations en matière de confidentialité des données, un défi significatif réside dans l’amélioration de la culture numérique des utilisateurs.

 

«Dans le domaine de la numérisation, l’adoption d’outils d’intégration client tels que l’e-KYC ou le Video KYC soulève des préoccupations concernant les deepfakes, qui pourraient poser d’importants obstacles pour les banques. Pour atténuer de tels risques, il est essentiel que les banques mettent en place des systèmes anti-fraude exploitant l’IA pour détecter et contrer efficacement les deepfakes», indique Rajesh Mirjankar.

 

En outre, il avance que les solutions fintech offrent un engagement client rapide et favorisent la croissance en facilitant la connectivité transparente des clients. Les banques, en revanche, possèdent des avantages inhérents tels que la confiance des clients et le capital financier pour répondre aux besoins diversifiés des clients. Reconnaissant ces forces complémentaires, un partenariat collaboratif entre les entreprises fintech et les banques émerge comme un impératif stratégique.

 

À titre d’exemple, en Inde, de nombreuses entreprises fintech ont bénéficié de la collaboration avec les banques dans des domaines tels que l’acquisition de clients, l’atténuation des risques de crédit et les services de conformité. De tels partenariats permettent aux banques de rationaliser leurs opérations et d’améliorer leur efficacité. «En considérant les entreprises fintech et les start-up comme des partenaires plutôt que des menaces, les banques sont en mesure de tirer parti de leurs solutions innovantes pour étendre leur offre de services et leur capacité opérationnelle», ajoute Rajesh Mirjankar.

 

 

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