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Smart cities: locomotives de la croissance

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Smart cities: locomotives de la croissance | business-magazine.mu

La construction de quatre Smart cities débutera cette année. En sus de dynamiser le BTP, elles insuffleront un nouveau dynamisme à l’économie.

Les premiers coups de pioche seront donnés cette année sur les sites des Smart cities. Celles qui sortiront de terre sont: Medine Smart City, ENL Smart City, Omnicane Smart City et Cap Tamarin Smart City. Par ailleurs, le groupe Terra attend toujours de recevoir l’aval des autorités pour développer le Beau Plan Smart City dans le Nord.

Sur les Rs 50 milliards qui seront injectées par le secteur privé dans le BTP jusqu’en 2019, une somme de Rs 10,6 milliards sera apportée par les Smart cities. Ce qui fait dire à certains économistes et opérateurs du BTP que les Smart cities joueront un rôle majeur dans la reprise de ce secteur.

De l’avis de Georges Talbotier, directeur général de Trimetys Group, promoteur du Cap Tamarin Smart City,  les villes intelligentes dynamiseront l’économie dans son ensemble, en apportant de l’investissement, mais aussi en créant des emplois. 

Du côté d’ENL, on laisse entendre que Moka Smart City créera 3 500 emplois directs et permanents sur les dix prochaines années dans des secteurs d’activités correspondants aux diverses composantes de la ville. Même son de cloche du côté de Terra. Dans le cadre du projet Beau Plan Smart City, dont la construction des infrastructures devrait s’étaler sur 10 ans, et le développement foncier jusque sur 20 ans, le groupe projette de créer jusqu’à 20 000 emplois sur une base permanente.

Du côté de Medine, on parle de la création de 6 000 emplois et 6 500 emplois indirects dans la région sur les prochaines années. Concernant le projet Cap Tamarin, le promoteur Trimetys vise la création de plus de 2 000 emplois directs à l’horizon 2022. Sans compter les emplois indirects que généreront les activités propres à un nouveau territoire de plus de 4 000 habitants.

En sus des métiers qui seront créés dans des secteurs traditionnels comme le commerce, les services, le tourisme et les loisirs, Cap Tamarin sera un réceptacle de talents professionnels dans de nouveaux pôles d’activités comme l’éducation, la culture et la santé. L’innovation sera développée comme un secteur pourvoyeur d’emplois à part entière à travers un programme de soutien à la création d’entreprises. Ce qui verra l’émergence de nouveaux métiers dans les technologies vertes et l’écologie, les technologies appliquées au bien-être et la conception d’équipements sportifs.

 

Attirer et rassembler la population

À travers les Smart cities, Maurice réinvente, par ailleurs, son modèle de développement urbain. De l’avis des promoteurs des Smart cities, il était grand temps que Maurice s’engage dans cette voie compte tenu des enjeux liés notamment au développement durable. «Seule une ville intelligemment pensée peut aider à réduire les impacts de nos mutations économiques, sociales, culturelles et environnementales tout en garantissant une meilleure cohésion urbaine», souligne Georges Talbotier.

Samuel de Gersigny, responsable de Moka Smart City à ENL Property, porte le même discours. Il avance que les problématiques écologiques, économiques et de transport concernent directement Maurice. «Nous n’avons pas la masse critique pour pouvoir nous comparer à une ville comme Barcelone. Il est donc impératif d’enclencher le processus de ‘city smarting’. Autrement dit, nous devons être engagés dans des initiatives d’amélioration continue pour inventer le vivre-ensemble de demain. Et Moka se veut être un levier important de l’initiative ‘Smart Mauritius’», argue-t-il.

Pour sa part, Stéphane Poupinel de Valencé, Chief Operating Officer de Medine Property, estime que les Smart cities ont la capacité d’attirer et de rassembler une population susceptible de venir y travailler, y étudier et y vivre.