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Axcilia – Accompagner les PME sur le chemin du succès

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Axcilia - Accompagner les PME sur le chemin du succès | business-magazine.mu

Axcilia est un cabinet comptable qui a été lancé en 2015 par Charlène Cunden-Sholay et Valéry Modeste-Jacob, deux jeunes femmes qui se sont rencontrées à Ernst & Young. Travaillant essentiellement avec les petites et moyennes entreprises, les start-up et les microentreprises, elle œuvre à prodiguer à ces dernières des conseils sur la bonne gestion de leurs finances, tout en les accompagnant dans l’aventure de l’entrepreneuriat afin qu’elles puissent prospérer dans leurs affaires.

Valéry Modeste-Jacob tient toutefois à préciser que les activités de son entreprise diffèrent de celles de son ancien employeur. Contrairement à Ernst & Young, qui travaille essentiellement avec des compagnies qui ont de l’influence, Axcilia contribue plutôt au développement d’entreprises embryonnaires. À cet égard, le cabinet comptable a reçu 5 % de demandes d’accompagnement supplémentaires émanant de PME cette année comparé à 2018, ce qui a résulté en une croissance de 30 % de son chiffre d’affaires d’une année à l’autre.

Cette augmentation évolue corollairement au nombre grandissant de PME à Maurice. «Le Registrar of Companies enregistre une quinzaine de demandes par jour et il est vrai que beaucoup d’entre elles nous contactent par la suite», constate Valéry Modeste-Jacob. Le portefeuille du cabinet comptable s’est ainsi diversifié pour compter aujourd’hui une trentaine de clients. Ils sont à hauteur de 70 % des PME, le reste étant de grosses sociétés. Parmi ces PME, 45 % sont des start-up, la différence étant composée d’artisans et de ceux évoluant dans des domaines comme la pâtisserie.

Émergence d’entrepreneures

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Nos deux interlocutrices notent une émergence de femmes entrepreneures, ainsi qu’une demande croissante venant d’entrepreneurs âgés entre 25 et 35 ans. Celles-ci sont d’avis que ces nouveaux entrepreneurs mettent sur pied des start-up, étant motivés par les success-stories de Facebook ou encore d’Uber, qui ont démarré comme eux et qui ont aujourd’hui un rayonnement international.

Cependant, en dépit d’une forte demande pour créer sa propre entreprise, toutes deux pensent que nous ne pouvons toujours pas être qualifiés de nation d’entrepreneurs. «Il y a un fossé entre les mesures mises en place par le gouvernement et la formation des Mauriciens. Un grand nombre de nouveaux entrepreneurs ne sont pas au courant des plans de financement mis à leur disposition et des facilités qui leur sont proposées pour développer leurs affaires à Maurice», remarque Charlène Cunden-Sholay.

Cette mauvaise communication fait que les entrepreneurs ne savent pas gérer la partie liée à l’administration et au marketing de leurs activités, alors qu’il y a plein de solutions. «Diverses initiatives guident les entrepreneurs en herbe sur la bonne gestion d’une société, qu’elles émanent de SME Mauritius ou encore des banques. Mais il semble y avoir un manque de confiance de la part des PME à l’encontre de ces institutions», relève Valéry Modeste-Jacob. Ce point est d’ailleurs récurrent dans les PME. Elles reconnaissent ne pas savoir gérer les aspects administratifs et ne savent pas vers qui se tourner malgré les tentatives de centralisation de ces institutions qui les encadrent.

Mais ce ne sont pas les seules raisons expliquant le fait que les PME mettent la clé sous la porte au bout d’une ou de deux années d’activité. Les deux comptables observent que certaines d’entre elles ne font pas une étude des besoins du marché avant de se lancer dans les affaires. Elles insistent que les entrepreneurs peu aguerris doivent se renseigner auprès des institutions dédiées, mais aussi s’informer sur le Net. Ne pas faire des recherches au préalable joue un rôle prépondérant dans le fait qu’une entreprise n’arrive pas à décoller ou dans la faillite d’une jeune entreprise. Plus encore, certains d’entre elles pensent pouvoir tout gérer : la communication, le marketing, la finance, etc. tout en se concentrant sur leurs activités. Il est difficile pour le nouvel entrepreneur de faire cela seul, font ressortir nos interlocutrices ; il doit employer des gens pour lui alléger la tâche.

Afin d’alléger ce fardeau, particulièrement tout ce qui a trait à la gestion des comptes, Axcilia propose, outre l’accompagnement, de gérer la facturation externalisée des sociétés. En somme, elle fait le suivi de leurs débiteurs pour assurer les rentrées d’argent. Charlène Cunden-Sholay et Valéry ModesteJacob envisagent de même de proposer des cours pour former les futurs entrepreneurs de demain.