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Intermart dix ans et un dixième magasin dans le viseur

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Intermart (Mtius

Andrew Sin (Directeur Général)Avec la réouverture complète des frontières et l’espoir d’une reprise économique plus soutenue en 2022 Intermart (Mtius) poursuit sa politique de développement. Un dixième magasin est ainsi prévu au premier trimestre de 2022, et ce, dans le sillage de sa décennie d’existence en septembre dernier.

DUR dur depuis 2020 de «combattre la vie chère» au regard des conséquences délétères de la crise économique, induite par la crise sanitaire mondiale, sur le pouvoir d’achat des Mauriciens. C’est dans un contexte de poussée inflationniste (le taux d’inflation global étant de 3,4 % en octobre 2021) qu’Intermart (Mtius) marque en cette fin d’année sa décennie d’activités. Optimiste quant à la reprise de l’économie locale d’ici 2022, et d’autant plus dans le travail de positionnement de l’enseigne éponyme comme la préférée des Mauriciens, l’entreprise opérant une chaîne de neuf supermarchés envisage une expansion de ses activités dès le premier trimestre de 2022 avec l’ouverture d’un dixième magasin à Rose-Hill de même que l’agrandissement du magasin de Bagatelle.

Ouverture d’un dixième Intermart à Rose-Hill et agrandissement du magasin de bagatelle prévus en 2022

Pour la chaîne mauricienne de supermarchés lancée en septembre 2011 par le trio de commerçants que sont Stéphane How Hong, Ignace Lam et Alain Lam, le slogan affiché a toujours été de défendre le pouvoir d’achat des Mauriciens. Avec neuf supermarchés actuellement implantés dans le centre et le nord de l’île, et un partenariat productif déployé depuis 2011 avec l’enseigne française Intermarché, Intermart fait le choix en cette période de crise économique de rogner sur ses marges et de continuer à pratiquer des campagnes promotionnelles dans l’optique d’offrir des prix plus avantageux pour les biens de consommation courante.

De par la nature du métier d’Intermart (Mtius) et d’une pratique traditionnellement ancrée dans l’activité du commerce de détail, les campagnes de promotion mensuelle demeurent plus que jamais une nécessité dans le contexte inflationniste actuel, avance Andrew Sin, directeur général d’Intermart (Mtius)

Intermart (Mtius)Plus d’un million de passages en caisse par mois

Au-delà de cette formule marketing maintenue en toute saison, l’enseigne de supermarchés a fait le choix de massifier les volumes de vente et de rogner sur ses bénéfices pour alléger la pression sur certains prix de biens de grande consommation. «Il est vrai que la crise n’arrange pas les choses mais il est important de noter qu’Intermart a toujours mis les préoccupations de ses clients au cœur de ses activités et force est de constater que cela a grandement aidé à pallier les difficultés auxquelles on fait face aujourd’hui. D’un côté, c’est vrai, il y a une augmentation des coûts opérationnels mais de l’autre, il y une érosion de la marge et c’est grâce à notre vision de massifier les volumes et de consolider les structures, mise en place il y a dix ans, que nous pouvons maintenir notre combat contre la vie chère au bénéfice de nos clients», affirme Andrew Sin, directeur général d’Intermart (Mtius). La politique d’Intermart (Mtius) étant de proposer des biens de consommation dans plusieurs gammes et marques, ses clients bénéficient dès lors de l’option de changer de gamme/marque de produits «dans presque tous les types de besoins», en fonction des possibilités ou limites de leur budget, «ce qui fait qu’au final, nos clients s’en sortent toujours gagnants dans nos magasins», argumente le gérant de la chaîne de supermarchés.

L’affluence mensuelle dans les neuf supermarchés de l’enseigne semble ne pas faire démentir le succès de cette stratégie. Dans les supérettes, supermarchés et hypermarchés de la chaîne (Beau-Bassin, Ébène, Bagatelle, Quatre-Bornes, Curepipe, Beau Plan, La Croisette, Calodyne et So’Flo), l’on compte plus d’un million de passages en caisse par mois. La réouverture complète des frontières mauriciennes aura une incidence positive sur l’économie en général, et par ricochet sur la consommation locale et le secteur de la grande distribution et du commerce de détail, estime Andrew Sin.

«Je pense que la réouverture complète des frontières va grandement aider notre économie dans son ensemble mais cela se fera à différents niveaux pour les différents secteurs d’activités et on se doit d’être optimiste afin qu’on puisse tous remonter la pente d’ici l’année prochaine.» Si la reprise envisagée, variant entre 4 % et 6 % selon l’estimation des institutions respectées du pays, la performance d’Intermart (Mauritius) devrait continuer à s’améliorer. Andrew Sin souligne que ses magasins ont pu maintenir le cap pendant ces deux dernières années malgré la pandémie de la Covid-19 et la forte dépréciation de la roupie dans un contexte marqué par une politique de développement pour Intermart (Mtius)

Intermart (Mtius)Les campagnes de promotion mensuelle demeurent plus que jamais une nécessité dans le contexte inflationniste actuel

Ouverture, expansion, agrandissement…

Des projets d’expansion de la chaîne de supermarchés sont d’ailleurs annoncés : un projet d’extension de l’hypermarché d’Intermart à Bagatelle, un projet d’implantation dans la première phase du développement de Montebello Smart City (son hub commercial)… «On compte neuf magasins avec l’ouverture cette année du dernier venu dans le mall de Mahogany, à Beau Plan. On prévoit l’ouverture d’un dixième magasin pour le premier trimestre de 2022 à Rose-Hill, de même que l’agrandissement du magasin de Bagatelle. Il est aussi prévu qu’on s’installe dans le projet Smart City de Montebello de même que deux autres sites où on est encore en discussions avec les promoteurs. Pour revenir à l’agrandissement du magasin de Bagatelle, cela était devenu inévitable afin de pouvoir offrir plus de confort à nos clients suivant l’augmentation grandissante en termes de passages dans ce magasin. On va donc en profiter pour agrandir les allées, changer des équipements, étendre le choix des produits et on réserve quelques surprises aux clients», détaille notre interlocuteur.

Intermart (Mtius), dont l’enseigne est principalement installée dans le centre et dans le nord de l’île, envisage-t-elle d’aller à la conquête de l’est et de l’ouest de l’île ? Andrew Sin souligne que la position de cette dernière n’est pas de s’installer à tout prix sur toute l’île. L’entreprise opérant la chaîne de supermarchés envisage plutôt, nuance le directeur général, de s’implanter là où il estime qu’il y a du potentiel en fonction de sa cible et de son offre. «Je peux dire qu’on est en discussion avec plusieurs promoteurs à différents endroits et qu’on vous les dévoilera une fois que ce sera validé». Le marché captif mauricien peut-il d’ailleurs accommoder une densification de la présence des chaînes de supermarchés bien installées comme Intermart (Mauritius) dans d’autres régions de l’île ? «Je suis d’avis qu’il y a de la place pour les enseignes qui se différencient de l’offre traditionnelle d’un supermarché et je pense qu’Intermart fait partie de ces enseignes qui répondent à la demande et attentes des Mauriciens.»

D’ailleurs, Stéphane How Hong, Ignace Lam et Alain Lam, en tant que directeurs-fondateurs d’Intermart (Mtius), voient la prochaine décennie de l’enseigne avec optimisme, nous dit Andrew Sin. «Comme tout entrepreneur, l’on se doit d’être optimiste pour l’avenir de l’enseigne afin de pouvoir continuer à investir et contribuer à la croissance de l’économie mauricienne. De même, on continue notre combat pour offrir le meilleur à notre clientèle afin qu’Intermart puisse devenir l’enseigne préférée des Mauriciens

Intermart(Mtius)L’offre de nouveaux produits discutée avec des producteurs locaux

Depuis l’année 2020, une augmentation de nouveaux producteurs/ fournisseurs locaux a été constatée dans l’offre d’accompagnement «dans la mesure du possible» proposée par Intermart (Mtius) pour leur offre de produits. «Il est important de faire ressortir que les fournisseurs locaux représentent la plus grosse partie de nos approvisionnements et Il est à noter une augmentation de nouveaux producteurs/fournisseurs que nous essayons d’accompagner dans la mesure du possible aussi longtemps que les normes et qualités requises pour commercialiser leurs produits sont respectées. Du reste, nous avons aussi démarré des discussions avec les producteurs locaux pour fabriquer de nouveaux produits, sous cahier des charges et aux normes européennes afin d’aider notre industrie locale et cela avec l’approbation de notre partenaire Intermarché.»

                            La main-d’œuvre étrangère couplée au renforcement des compétences

La politique de développement et d’expansion de la chaîne de supermarchés Intermart devrait vraisemblablement déboucher sur la création de nouveaux emplois. Est-ce que la main-d’œuvre locale répondra à l’appel dans le contexte actuel de chômage ? D’autant plus que la période pré-Covid-19 avait vu l’émergence d’une augmentation du recrutement de travailleurs étrangers à cause du manque d’intérêt déclaré des Mauriciens pour le secteur ? «On est en permanence à la recherche de nouveaux talents et de développement des compétences à travers la formation des équipes et la possibilité de gravir les échelons en interne, mais il y a une partie de notre exploitation où on est obligé d’avoir recours à la main-d’œuvre étrangère. Cela dit, le métier de commerçant a grandement évolué au fil des années et je dois dire qu’à notre niveau, on a grandement investi au niveau de la technologie et du système informatique, et que chaque métier propre à notre business est appelé à se professionnaliser afin de pouvoir rester en accord avec l’évolution du marché et de pérenniser le business.»

A vente en ligne pas d’actualité

Concernant la stratégie numérique d’Intermart (Mauritius), avec notamment la proposition de vente en ligne, Andrew Sin souligne que l’opérateur de la chaîne de supermarchés est encore au stade «d’idée» pour un tel plan. «Une idée qui peut paraître simple sur papier mais beaucoup plus complexe qu’on ne peut l’imaginer de par la petitesse de notre île et les contraintes par rapport à notre modèle économique et du marché.»

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